[ Il me disait quand on s'aimait , un jour tu me quitteras
Ca me faisait rire , c'était absurde , je répondais non je ne te quitterai pas.
Si , tu me quitteras , tu me quitteras parce que tu es une reine et que moi j'ai le cul en plomb, tu te fous de tout , de ce qu'on dit de toi et de ce qu'on pense , de plaire et de déplaire , tu n'as pas besoin de moi , tu n'as besoin de personne , tu es forte , plus forte que moi en fait.
Je riais , ça me faisait hurler de rire , plus forte que lui , besoin de personne , quelle blague.
Mais lui , obstiné , répétait tu me quitteras un jour , j'en suis sûr , mais je suis sûr aussi que personne ne t'aimera jamais comme moi.
Ah , et pourquoi? Parce que.
Parce que quoi? Parce que je t'aime c'est comme ça , je te connais par coeur , je t'aime par coeur , personne jamais ne t'aimera par coeur comme moi.
Je pensais qu'il avait tort.
C'est loin , je m'en souviens mal , mais je crois que je pensais qu'il avait tort , qu'on ne se quitterait jamais , il était toute ma vie , je n'allais pas quitter ma vie , il disait ça pour me faire peur , et ça me donnait le vertige de m'imaginer sans lui .
Il disait ça pour se faire du mal , pour me faire du mal , mais ça ne me faisais pas mal , c'était imaginer une couleur qui n''existe pas , je n'y arrivais pas.
Je n'ai pas pleuré le jour où il m'as quittée . . .
[. . .] Le lendemain matin je l'ai appellé sur son portable .
Ca y est, tu es parti , vraiment parti? Oui ça y'est , je suis vraiment parti .
Il y avait tant de bonté dans sa voix , tant d'incrédulité aussi , il semblait avoir tant de mal à y croire lui même , je sentais tant d'imploration dans sa façon de répéter je t'aime , je t'aime tant , pardonne-moi , pardonne-moi , pardonne-moi , que j''ai toujours pas pleuré et que je lui en ai même pas voulu.
On est resté longtemps au téléphone sans se parler, nos respirations nos coeurs qui battaient , ensemble encore , sur le même rythme encore , encore un peu , oh s'il te plaît un tout petit peu ., comme deux siamois tout juste séparés , comme un corps sans tête qui continue de courir , comme une tête sans corps qui continue de râler , encore , quelques instants , un dernier câlin , un dernier fix , un dernier soupir , la fin.
On se taisait il y avait trop à dire , on s'entendait si bien quand on ne disait rien , c'est dans le silence qu'on s'entendait le mieux , finalement . . .
Dans le silence maintenant je n'entends plus rien .
Ca cogne dans ma tête , mais je n'entends plus rien . . .]
Ca me faisait rire , c'était absurde , je répondais non je ne te quitterai pas.
Si , tu me quitteras , tu me quitteras parce que tu es une reine et que moi j'ai le cul en plomb, tu te fous de tout , de ce qu'on dit de toi et de ce qu'on pense , de plaire et de déplaire , tu n'as pas besoin de moi , tu n'as besoin de personne , tu es forte , plus forte que moi en fait.
Je riais , ça me faisait hurler de rire , plus forte que lui , besoin de personne , quelle blague.
Mais lui , obstiné , répétait tu me quitteras un jour , j'en suis sûr , mais je suis sûr aussi que personne ne t'aimera jamais comme moi.
Ah , et pourquoi? Parce que.
Parce que quoi? Parce que je t'aime c'est comme ça , je te connais par coeur , je t'aime par coeur , personne jamais ne t'aimera par coeur comme moi.
Je pensais qu'il avait tort.
C'est loin , je m'en souviens mal , mais je crois que je pensais qu'il avait tort , qu'on ne se quitterait jamais , il était toute ma vie , je n'allais pas quitter ma vie , il disait ça pour me faire peur , et ça me donnait le vertige de m'imaginer sans lui .
Il disait ça pour se faire du mal , pour me faire du mal , mais ça ne me faisais pas mal , c'était imaginer une couleur qui n''existe pas , je n'y arrivais pas.
Je n'ai pas pleuré le jour où il m'as quittée . . .
[. . .] Le lendemain matin je l'ai appellé sur son portable .
Ca y est, tu es parti , vraiment parti? Oui ça y'est , je suis vraiment parti .
Il y avait tant de bonté dans sa voix , tant d'incrédulité aussi , il semblait avoir tant de mal à y croire lui même , je sentais tant d'imploration dans sa façon de répéter je t'aime , je t'aime tant , pardonne-moi , pardonne-moi , pardonne-moi , que j''ai toujours pas pleuré et que je lui en ai même pas voulu.
On est resté longtemps au téléphone sans se parler, nos respirations nos coeurs qui battaient , ensemble encore , sur le même rythme encore , encore un peu , oh s'il te plaît un tout petit peu ., comme deux siamois tout juste séparés , comme un corps sans tête qui continue de courir , comme une tête sans corps qui continue de râler , encore , quelques instants , un dernier câlin , un dernier fix , un dernier soupir , la fin.
On se taisait il y avait trop à dire , on s'entendait si bien quand on ne disait rien , c'est dans le silence qu'on s'entendait le mieux , finalement . . .
Dans le silence maintenant je n'entends plus rien .
Ca cogne dans ma tête , mais je n'entends plus rien . . .]